Marc de Roover  (1948)








Marc de Roover


Les installations extérieures de Marc de Roover exercent sur le spectateur une étrange fascination : elles transmettent tout à la fois harmonie et puissance spirituelle.
Tel un architecte minimaliste, de Roover construit des objets en bois de grande dimension, qu'il recouvre parfois d'une couche de goudron et qu'il installe au sol dans une savante symétrie. Ces sculptures s’inspirent des constructions simples et utiles que l’on doit au génie paysan : ruche d’apiculteur ou cabanon utilisé pour le séchage des haricots. Les installations de cet ordre, ont tout naturellement trouvé leur place au beau milieu des champs.

Par ailleurs, le sculpteur a conçu une œuvre monumentale dont la forme, le volume, le mouvement sont en adéquation parfaite avec l’étendue plane qui la reçoit : une sculpture de bois naturel, spirale géante, déploie avec élégance ses quarante mètres de diamètre dans la prairie. Tout en évoquant la danse sacrée des derviches tourneurs, elle rappelle la légèreté et la gaieté d’une immense ronde enfantine. Figure géométrique parfaite, elle semble représenter un mouvement de rotation infinie.

Quant aux petites sculptures intérieures, Marc de Roover procède de façon très simple : lorsqu’il se promène, il ne fait plus qu'un avec la nature et ramasse ce qu'elle lui présente : brindilles, feuilles, graines, pierres, coquilles, etc. Les petits objets qu'il glane sont à première vue tout à fait insignifiants ; ils possèdent pourtant de réelles qualités plastiques. De retour chez lui, il vide ses poches et commence à "jouer" avec ces trouvailles des bords de chemin. « Je les appelle croquis ou débuts de petits dessins tridimensionnels », dit-il. Les différents éléments, combinés avec soin, deviennent des sculptures-jeux. Placées dans des boîtes transparentes, ces minuscules sculptures remplissent d’étonnement et de jubilation celui qui les regarde.

Le cycle éternel, 1998, diamètre 60 m.,  Klik voor vergroting  Klik voor vergroting